Moi et Van Gogh: la couleur de la passion

J’avais aimé l’histoire de la jeune fille à la perle mettant en vedette la très belle Scarlett Johanson. J’avais eu à la base un intérêt pour ce film puisque j’ai toujours manifesté un amour sans bornes pour les arts. Les arts et l’histoire de l’art, si on pouvait BIEN en vivre (ne me jugez pas) j’aurais enligné mes études dans cette direction. Ma plus belle œuvre, la reproduction de La Jeune Fille à la Perle, j’ai envie de la manger tellement je la trouve belle (dis-je d’un ton bien prétentieux). En outre, ce sont les œuvres de Van Gogh, sur lesquelles j’ai travaillé avec plus d’acharnement qu’il n’en faut pour vivre, qui m’ont donné le plus de fil à retordre. Sous tous les angles, dans toutes les teintes, La Nuit Étoilée  m’a causé bien des tourments. Mais sûrement pas autant que ceux de Van Gogh, car je n’ai jamais été assez troublée pour rendre mes reproductions au point.

Je suis récemment allé voir la production sur la vie de Van Gogh. Je ne suis pas allée souvent au cinéma IMAX de Montréal. Chaque fois que j’y vais, je me dis que je devrais y aller plus souvent. C’est monsieur François Bertrant, qui a eu le génie de vouloir filmer les peintures de Van Gogh. Non seulement les peintures, mais tous les endroits où Van Gogh lui même à trouvé l’inspiration pour ses virgules multicolores. Le tout, incluant une narration biographique de part le peintre lui-même (empruntant la voix de Jacques Gamblin), d’où le titre : Moi, Van Gogh.

J’ai adoré : la technologie  ultra-haute définition des procédés IMAX et de l’image proposée sur le grand écran. J’ai eu la chance de voir de vrais Van Gogh il y a quelques années lors d’une escapade au National Museum of Arts de New York. J’ai été émue devant le travail que j’avais devant moi. À IMAX, on voit tout, et même plus. Tout en surdimensionné, à l’échelle de la taille de l’écran : la qualité des images, la touche en virgule, la superposition des couches de couleurs et ce, en étant si précis dans l’image que l’ont peut même apercevoir le tissage de la toile.

J’ai aimé: le fait d’avoir l’impression continuelle que Van Gogh est en train de réciter une lettre qui m’était dédiée. On comprend ses passions et ses élans créateurs, mais aussi ses démons. Ayant étudié l’histoire de l’art, j’avais l’impression de déjà connaître la personne que je regardais. J’ai eu la larme à l’œil, je l’avoue.

J’ai aimé ce que j’ai vu de la première à la dernière seconde. J’en voulais plus, ce fût 45 minutes qui ont passées comme l’éclair. Je suis sortie de la salle la tête pleine d’idées et l’envie irrésistible de ressortir de la poussière mon cahier à dessin.

Moi, Van Gogh, l’histoire d’une vie qui se termine le 18 avril.

CORRECTION: IMAX PROLONGE LA PRÉSENTATION DU FILM JUSQU’AU 27 JUIN 2010!

Les Louves xx

 

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